Pêche à la nymphe

Un témoignage de Roger LAURENT.
Mouches et Photos réalisées par Mac NGUYEN.

Pêche à la Nymphe

Je désire faire partager et vous transmettre toutes les sensations exceptionnelles et le bonheur que l’on ressent en pratiquant la pêche à la nymphe et à la mouche noyée, que je préfère depuis des décennies de pêche à la truite de montagne.

Tout d’abord, sur la rivière des Alpes-de-Haute-Provence:

Le Verdon: j’habitais à Thorame haute, dans les années 60, je pêchais cette rivière et ses affluents jusqu’à Allos à 1400m d’altitude, rivière merveilleuse à la couleur cristalline, d’un vert émeraude, puis ce fut ensuite sur la montagne Ardéchoise, où je réside en permanence.

La pêche à la nymphe « Au fouet » est ma grande passion.

La Loire, tout près de sa source au Mont Gerbier-de-Jonc est notre rivière emblématique, ainsi que les affluents particulièrement riches en truites sauvages, qui sont : le Tauron, le Gage, le Vernason, le Mazan et la Padelle, toute située à plus de 1000m d’altitude.

La vraie pêche à la nymphe, consiste à présenter au niveau d’une truite méfiante en activité, soit près de la surface, soit entre deux eaux, soit près du fond, une imitation de nymphe naturelle, plus ou moins submersible. Elle se pratique d’aval en amont, parfois l’inverse par eau très forte, tout comme la mouche sèche, elle s’adresse à l’instinct alimentaire du poisson.


 Le ferrage intervient, tantôt au moment où la truite brise la surface, ou fait un remous pour prendre la nymphe, ou tantôt, si on ne la voit pas, au moment de l’arrêt ou de la plongée du bas de ligne.

Il faut que la nymphe entre dans l’eau, en décrivant un petit arc de cercle lors du lancer.

Il est très important de faire plonger l’artificiel nettement en amont de la truite, suivant bien sûr la vitesse du courant. On s’aperçoit alors, que la truite est beaucoup plus rapide à recracher une nymphe, qu’une mouche sèche. Cela demande un grand pouvoir de concentration, et d’être prêt tout en suivant la dérive de la nymphe sous l’eau de prévoir la touche, et de répondre très rapidement, à la dérive et à la plongée de votre bas de ligne.

Tenez votre sillon assez bas, et récupérez votre soie le plus vite possible.

Il est indispensable d’accélérer au maximum et de ferrer avec un réflexe électrique dans ce genre de pêche.

Je concentre toute mon attention sur la surface de l’eau, et le bas de ligne, et je ferre à la moindre plongée de la dérive du bas de ligne.

Il faut éviter absolument le moindre sillage de votre ligne en surface. Les nymphes plongeantes conviennent très bien à ce genre de pêche.

J’emploie beaucoup les « Pheasant Tail », « Marche Brown Nymph », « Olive Nymph », « Hares Ear Caddis », « Pallareta » et la « Rousse au corps noire » en sauteuse, toutes sur hameçons numéro 14, le bas de ligne d’une longueur totale entre 2,5 et 3 mètres, avec une pointe terminée en 12 ou 14 centièmes.

Plus la pointe est fine et souple, plus l’allure de la mouche parait naturelle.

Il convient de graisser soigneusement la soie, et les deux tiers environ du bas de ligne, la pointe restant immergée totalement.

La vraie pêche à la nymphe est une technique spéciale qui exige de bons réflexes, une grande concentration et un œil de lynx.

Elle permet de prendre un grand nombre de truites ayant refusées la mouche sèche à certains moments de la journée.

La pêche à la nymphe, ne cessera de se développer, parce que les truites se nourriront de plus en plus sous la surface, en raison de leur plus grande éducation et de leur méfiance accrues.

Et nul, ne peut se dire pêcheur complet s’il ne la connaît pas.

Les truites de nos rivières de montagne, bien que de tailles relativement modeste, sont sinon plus noble, du moins plus nombreuses, plus combatives et plus vives que celles des rivières lentes.

Le milieu où elles habitent est relativement pauvre en nourriture, endogène, très propice à la reproduction, ce qui explique en grande partie la lenteur de leur croissance et leur petite taille.

Toutes les différentes études et pêches électriques effectuées depuis une dizaine d’année ont démontré dans leur conclusion qu’a l’age de 3 ans (âge de la première reproduction), la taille moyenne se situe dans une fourchette comprise entre 155 et 196 millimètres.

Les plus belles rivières de montagne sont bien celles du massif central, le plus beau château d’eau d’Europe.

Les cours d’eaux de la montagne ardéchoise y occupent une place privilégiée, en raison de la diversité de son climat, de son altitude et de la nature géologique de la montagne.

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